Quand a été initié le Collectif 2000 paniers, après les élections municipales de Quimper en mars 2008, pour inciter la Mairie à faciliter la distribution hebdomadaire de 2000 paniers issus de paysans locaux, nous pensions sincèrement que cet objectif était réaliste et pouvait inviter la municipalité à avoir une politique foncière favorisant l'installation paysanne à proximité de l'agglomération. Le score au premier tour de la liste Kemper Ecologie à Gauche et notamment la signature de trois élus issus de cette liste, pouvait laisser croire à une véritable volonté politique en matière de qualité alimentaire et de politique foncière. Volonté politique qui aurait pu se traduire en lien avec le département du Finistère, par la mise en place d'un PAEN (Périmètre de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels péri-urbains) défini par la loi de 2005 .
18 mois plus-tard, la volonté politique de la Mairie, s'est traduite par... l'embauche d'un chargé de mission dont le rapport n'est toujours pas rendu public. Entre temps la Mairie déploie une politique d'urbanisation qui concourt à l'étalement urbain, favorise l'installation de grandes surfaces, aseptise le centre ville et fragilise l'activité professionnelle, artisanale et commerciale de proximité. Au lieu de travailler sur la re-densification de la ville autour d'un éco-habitat collectif et semi-collectif, la mairie s'inscrit dans la continuité des modèles d'urbanismes de l'« american way of life » fondé sur la voiture, des grandes surfaces et des lotissements individuels mal conçus, transformant le centre ville en éco-musée.
Pour ce qui est de l'approvisionnement des cantines scolaires, l'effort de la Mairie s'est traduit par l'achat de pain bio une fois par semaine, de temps en temps de carottes et de quelques yaourts bio. Pour le reste des menus, c'est l'agro-industrie alimentaire qui continue à pourvoir l'alimentation. Les enfants de la première région française de pêche artisanale, ont par exemple, le privilège de manger régulièrement du Hoki de Nouvelle Zélande : poisson de grand fond pêché à plus de 20 000 km, en voie de disparition à très brève échéance.
Quelques timides tentatives de concertation avec la population dans le cadre du SCOT ont mobilisé des géographes de grande qualité témoignant tous de la gravité des enjeux ; les orientations prises par la mairie à l'issue de ces débats sont totalement opaques.
Les choix en matière d'urbanisme du maire de Quimper, Bernard Poignant et de son adjoint à l'urbanisme, Daniel Le Bigot, vont à l'encontre de la gravité de la crise écologique. Le poids du fardeau sur les citoyens sera d'autant plus lourd que les décisions n'ont pas été prises. La conférence mondiale de Copenhague sur le climat est un échec, mais ici et maintenant, l'absence d'engagement est tout aussi grave.
Ayant rassemblé plus de 2000 signatures, le collectif 2000 paniers va poursuivre son action pour faire de ces questions une perspective de développement et d'emploi pour la Cornouaille.
18 mois plus-tard, la volonté politique de la Mairie, s'est traduite par... l'embauche d'un chargé de mission dont le rapport n'est toujours pas rendu public. Entre temps la Mairie déploie une politique d'urbanisation qui concourt à l'étalement urbain, favorise l'installation de grandes surfaces, aseptise le centre ville et fragilise l'activité professionnelle, artisanale et commerciale de proximité. Au lieu de travailler sur la re-densification de la ville autour d'un éco-habitat collectif et semi-collectif, la mairie s'inscrit dans la continuité des modèles d'urbanismes de l'« american way of life » fondé sur la voiture, des grandes surfaces et des lotissements individuels mal conçus, transformant le centre ville en éco-musée.
Pour ce qui est de l'approvisionnement des cantines scolaires, l'effort de la Mairie s'est traduit par l'achat de pain bio une fois par semaine, de temps en temps de carottes et de quelques yaourts bio. Pour le reste des menus, c'est l'agro-industrie alimentaire qui continue à pourvoir l'alimentation. Les enfants de la première région française de pêche artisanale, ont par exemple, le privilège de manger régulièrement du Hoki de Nouvelle Zélande : poisson de grand fond pêché à plus de 20 000 km, en voie de disparition à très brève échéance.
Quelques timides tentatives de concertation avec la population dans le cadre du SCOT ont mobilisé des géographes de grande qualité témoignant tous de la gravité des enjeux ; les orientations prises par la mairie à l'issue de ces débats sont totalement opaques.
Les choix en matière d'urbanisme du maire de Quimper, Bernard Poignant et de son adjoint à l'urbanisme, Daniel Le Bigot, vont à l'encontre de la gravité de la crise écologique. Le poids du fardeau sur les citoyens sera d'autant plus lourd que les décisions n'ont pas été prises. La conférence mondiale de Copenhague sur le climat est un échec, mais ici et maintenant, l'absence d'engagement est tout aussi grave.
Ayant rassemblé plus de 2000 signatures, le collectif 2000 paniers va poursuivre son action pour faire de ces questions une perspective de développement et d'emploi pour la Cornouaille.
Quimper, le 11 janvier 2010
Le collectif 2000 paniers


